Accueil > Recherche > Projets > Axe D - Histoire des sciences > Les frères Humboldt

Dernière modification : 27 juin 2016

Les frères Humboldt

labex TransferS
2013-2014

 Colloque de Paris

La sociabilité européenne des frères Humboldt

Fondation Singer Polignac, 15-16 mai 2013

 

En dehors de cercles étroitement définis les frères Humboldt ont longtemps été trop peu connus en France même si l’on ne peut en aucun cas sous-estimer travaux pionniers de Jean Quilien des années 1990, l’édition des lettres sur la langue chinoise de 1999, la traduction du Journal parisien en 2001, l’exposition aux arts et métiers de 2003, un colloque de 2009 sur Alexandre.

Le colloque a pu avoir lieu grâce à la disponibilité des spécialistes les plus reconnus d’Alexandre (Eberhard Knobloch, Ottmar Ette, Jean-Marc Drouin et Thierry Lalande du côté français qui avaient organisé une première exposition « La boussole et l’orchidée »). Il a eu lieu aussi grâce aux spécialistes les plus qualifiés de Guillaume de Humboldt (Jürgen Trabant, mais aussi Denis Thouard et Markus Messling) .

Le colloque a réuni des exposés sur les liens d’amitié tissés par les deux frères avec la société parisienne, avec les représentants les plus éminents de la science française comme Arago, avec les salons juifs de Berlin. Il a tenté de cerner les contenus des savoirs qu’ils ont constitués. Pour Guillaume c’est d’abord la question des langues, du basque au Kawi, mais aussi la question d’une prééminence de la culture et de la langue grecques dont ont traité Ernst Osterkamp et Christian Helmreich, l’anthropologie fondée notamment sur la perception du Paris de 1800. Pour Alexandre il s’agissait d’étudier les méthodes d’investigation scientifique, une sorte de globalité dynamique dans l’arpentage du monde, tout en soulignant l’absence de rupture entre épistémologie et esthétique.

Car la dimension esthétique reste présente chez les deux frères auxquels il convenait de rendre la place qu’ils méritent dans une histoire des musées européens et dans une histoire de l’art et de la circulation des œuvres d’art en Europe. On n’oublie pas que si la philosophie du langage développée par Guillaume de Humboldt a connu un large succès, c’est chez Alexandre que la pratique de la traduction et de l’usage des langues étrangères est la plus frappante. Un exposé a été consacré par Hans-Jürgen Lüsebrink à la réception de son œuvre française, un autre aux entreprises de traduction du Kosmos dans diverses langues européennes

Actes parus aux éditions Rue d’Ulm

 

haut de page