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Dernière modification : 14 mars 2017

Le désert Oriental d’Egypte durant la période gréco-romaine
Bilans archéologiques

Colloque international

  Sommaire  

 The Eastern Desert of Egypt during the Greco-Roman period : archaeological results

 

30 & 31 mars 2016

Paris, Collège de France
Salle 2

 

Le Collège de France, la Mission archéologique française du désert Oriental et l’Université du Delaware organisent, avec le concours du labex TransferS (École normale supérieure – Collège de France / PSL Research University), du Ministère des Affaires étrangères, des laboratoires HiSoMA (CNRS, UMR 5189, Lyon) et Iramat-CEB (CNRS, UMR 5060, Orléans), de la Fondation Hugot, de l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire et de l’Institut du Monde Arabe, un colloque international pour faire le point des recherches archéologiques sur le désert Oriental d’Egypte durant l’Antiquité (ive s. av. J.-C.-viie s. ap. J.-C.).

Vidéo(s) de l'événement
Vidéo(s) de l’événement

 

Le désert Oriental d’Egypte occupe une vaste étendue de montagnes et de plaines sablonneuses entre le Nil et la mer Rouge. Ses richesses naturelles – or, gemmes et pierres de qualité (granit, porphyre, bekhen) – ont, malgré les difficultés dues aux conditions climatiques, été exploitées dès l’époque prédynastique. Les pharaons, les rois Macédoniens, puis les empereurs romains y ont régulièrement envoyé des expéditions pour extraire ces métaux et ces pierres. Le désert était aussi la voie de passage obligé pour tout commerce avec les contrées bordant la mer Rouge et l’Océan Indien. Ce commerce, déjà actif à l’époque pharaonique, et en pleine expansion à partir de l’époque ptolémaïque, porta d’abord sur les épices et les résines odorantes, puis à l’époque romaine, sur une large palette de produits exotiques incluant des perles, des pierres précieuses, des étoffes, etc.

Les sites archéologiques de cette région pratiquement inaccessibles pour des raisons logistiques étaient, jusqu’à très récemment, dans un état de conservation exceptionnel. Entre les années 1980 et 2012, des équipes américaines, anglaises, italiennes et françaises ont ainsi pu prospecter ou fouiller des centaines de sites dont l’exploration a fait considérablement avancer nos connaissances sur l’exploitation de l’or sous les Ptolémées et les empereurs byzantins, sur les carrières ouvertes par les empereurs romains et sur le commerce avec l’Arabie et l’Inde à travers les ports de Myos Hormos et de Bérénikè.

Or cette phase de recherches s’achève : ces sites sont depuis quelques années en voie de destruction massive par des chercheurs d’or et de trésors qu’il semble impossible d’arrêter.

Il est donc temps de dénoncer cet état de fait et de faire le point sur les grands progrès que ces travaux ont permis de réaliser sur l’occupation et l’exploitation du désert de l’époque ptolémaïque à la fin de la période byzantine, et sur les relations commerciales de l’Égypte avec l’Extrême-Orient.

Le colloque de Paris a pour but de servir de table d’aiguillage dans une documentation devenue foisonnante. Il sera donc demandé à chacun des participants de proposer une synthèse de ses travaux.

L’ambition est d’offrir une vue d’ensemble des travaux effectués durant ces trente dernières années dans le désert Oriental, afin de rendre les principaux résultats disponibles pour un large public. A cet effet, les communications seront filmées et traduites en anglais ou en français et la publication se fera exclusivement on line en plusieurs langues dont l’anglais et le français. L’intérêt est de présenter ces résultats généraux à l’ensemble de la communauté scientifique, gratuitement et quasiment immédiatement et, par une bibliographie complémentaire, d’orienter les chercheurs et étudiants vers des études plus spécialisées.

 

Comité scientifique : Jean-Pierre Brun (Collège de France), Thomas Faucher (CNRS), Bérangère Redon (CNRS), Steven Sidebotham (University of Delaware)

email Contact : Sandra Zanella

 


The Collège of France, the Mission archéologique du Désert Oriental, the centre Hisoma (CNRS , UMR 5189, Lyon) and the University of Delaware will organize an international conference to present the current state of archaeological research on the Eastern Desert of Egypt during Antiquity. This conference will be supported by the labex TransferS (École normale supérieure – Collège de France / PSL Research University), the Iramat-CEB (CNRS, UMR 5060, Orléans), the Institut Français d’Archéologie Orientale in Cairo, the University of Delaware, the French Ministry of Foreign Affairs, the Fondation Hugot and l’Institut du Monde Arabe.

 

The Eastern Desert of Egypt occupies a vast area of mountains and sandy plains between the Nile and the Red Sea. Its natural resources : gold, gems and quality stones, such as granite, porphyry and bekhen, have attracted human activity despite the considerable difficulties due to the natural conditions. The pharaohs and Macedonian kings, then the Roman emperors, sent expeditions to extract these metals and stones. The desert also had routes for all types of trade with countries bordering the Red Sea and the Indian Ocean. This trade first consisted of imports of elephants for use in the Ptolemaic army and then spices, aromatic resins and a wide range of exotic products including pearls, precious stones, clothes, etc.

The archaeological sites in this region were exceptionally well preserved until recently. Between 1980 and 2012, archaeologists were able to work in this area which hitherto had been practically inaccessible for logistical reasons. American, British, Italian and French teams explored or excavated hundreds of sites whose study has significantly improved our understanding of Ptolemaic and Byzantine gold mining, of imperial caves opened by the Roman emperors and of trade with Arabia and India through the ports of Myos Hormos and Berenike.

Now a phase of this research is over : during recent years many of these archaeological sites have been destroyed by gold searchers looking for treasures and it seems impossible to stop them. It is time firstly to denounce this situation and also to present the new information these excavations have brought to our understanding of the history of the Greco-Roman period and to the commercial relationships with the Far East.

The conference organized at Paris aims to gather and synthesize this burgeoning documentation. We will ask each participant to provide a synthesis of his/her work rather than a specialized study.

The idea is to expose the historical results of all the archaeological research in order to render it available to the wider public. For this reason the talks will be filmed and translated into English or French and will be published exclusively online in several languages, including English and French. The advantage of providing a multi-lingual online publication is that the main results can immediately be disseminated to the scientific community providing an additional bibliography to guide scholars and students towards more specialized papers.

 

Scientific Committee : Jean-Pierre Brun (Collège de France), Thomas Faucher (CNRS), Bérangère Redon (CNRS), Steven Sidebotham (University of Delaware)

email Contact : Sandra Zanella

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