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Dernière modification : 12 juillet 2017

Dominique KASSAB TEZGÖR

Université Bilkent, Ankara (Turquie)
Invitée de l’AOrOc – début 2018

Début 2018, , le labex TransferS et Anca Dan (AOrOc) accueillent Dominique KASSAB TEZGÖR, directrice du Département d’Archéologie de l’Université Bilkent à Ankara (Turquie).

 

L’Asie Mineure comme zone des transferts : la circulation des savoirs, des techniques et des marchandises, à la lumière de l’archéologie

Aux époques hellénistique et romaine, l’Asie Mineure se distingue à la fois par son rôle créateur, et par sa capacité à assimiler les influences reçues et à les transmettre. C’est donc la création, l’adoption et les transferts d’idées et de formes, souvent par l’intermédiaire du commerce, qui se trouve au centre des recherches de Mme Dominique Kassab Tezgör. Les villes-centres de production et les voies de transmission sont au coeur de ses enquêtes. Deux types d’objets céramiques sont pris en considération : les amphores, étudiées en tant que conteneurs communs de transport, et les statuettes, vecteurs d’idées religieuses et artistiques.

Le premier axe, les amphores, concerne les échanges commerciaux de Sinope, la ville la plus importante de la côte nord de l’Anatolie, avec le reste de la mer Noire et de la Méditerranée. Retrouvées aussi à l’intérieur des terres, le long du Danube ou de l’Euphrate, les amphores sinopéennes témoignent de l’articulation entre transport par voie fluviale et par voie maritime, voire terrestre. Par leur aspect pratique pour transporter des marchandises bien précises, ces envois ont générés des transferts de technologie et de formes, puisque ces conteneurs ont été imités simultanément dans plusieurs ateliers amphoriques.

Les figurines de terre cuite offrent un autre exemple de transfert, à la fois de technique de fabrication et de thème iconographique. Des centaines de statuettes de femmes drapées ont été trouvées dans la nécropole de Myrina, petite cité éolienne au nord de Smyrne. Le principal type a été créé à Athènes et a été ensuite adopté en Asie Mineure. Lorsque cette mode s’est éteinte, c’est vers les modèles de la grande sculpture que les ateliers de Myrina se sont tournés, pour créer une iconographie propre, par exemple avec des figurines ailées. Il est intéressant à cet égard de comparer à la même époque la fabrication des statuettes à Alexandrie, qui elle aussi a adopté les figurines de femmes drapées depuis la Grèce, mais n’a pas su trouver un second souffle autour de l’Égée.

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