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Dernière modification : 3 avril 2017

DIGA
Dictionnaire International de Génétique Artistique

Pierre-Marc de BIASI – ITEM
2013-2016

  Sommaire  

 Avancées

En 2014 et 2015, le Corpus Ingres a fait l’objet d’une recherche archivistique qui a permis de mettre à jour, au Musée Ingres de Montauban, un fonds inédit de 60 000 pièces (les dossiers documentaires du peintre, non inventoriés) : son étude se poursuit notamment sous la direction de François René Martin.

Une autre étude de fonds a été réalisée (notamment par Lizzie Boubli, Ilaria Andreoli et Eric Pagliano) en 2015 sur les vocabulaires de la tradition italienne (fin XVe et XVIe siècle) pour fixer les terminologies historiques dans la période initiale où se forme le concept même de « schizzo » et de « primo pensiero » d’où vont dériver toutes les terminologies européenne sur l’acte de créer dans le domaine graphique. Cette étude qui met en place une anthologie des textes fondateurs (avec leur traduction en français) est terminée.
[À paraître] Primo pensiero, l’invention de l’esquisse à la Renaissance, Lizzie Boubli, préface de P.-M. de Biasi, Paris, coll. « Génétique » dir. par P.-M. de Biasi, CNRS Éditions.

Une troisième importante étude a porté sur la collection Gaignières (XVIIe siècle), menée par Anne Ritz-Guilbert.
La Collection Gaignières : un inventaire du Royaume au XVIIe siècle, Anne Ritz-Guilbert, Paris, coll. « Génétique » dir. par P.-M. de Biasi, CNRS Éditions, octobre 2016, 350 p.

Une réflexion théorique sur le dessin d’architecture a été mené par Pierre-Marc de Biasi : « Le dessin de l’architecture et la genèse de l’œuvre » Livraisons d’histoire de l’architecture, rassemblées par Agnès Callu et Jean-Michel Leniaud, n°30 2ème semestre 2015 « Le dessin d’architecture : œuvre/outil des architectes », pp. 93 à 102.

L’équipe DIGA s’est réunie en assemblée plénière à huit reprises en 2015. S’y sont ajoutées les séances de travail autour de l’architecte Olfa Méziou Baccour – invitée du labex TransferS, ainsi qu’une douzaine de réunions de travail plus restreintes avec les stagiaires travaillant sur la base. Des journées d’étude de l’équipe, 4 mois de stages d’une étudiante de l’Ecole du Louvre, 6 séances de séminaire, deux mises à jour informatique de la base ont encadré les développements du programme DIGA en 2016.

 

La base de données DIGA propose une fiche sur un concept, avec des déclinaisons dans différents domaines (peinture, architecture, arts visuels, photo, bande dessinée, etc.) avec variante historique s’il y a lieu (peinture XVIe siècle, XXe siècle, etc.) ou variante culturelle (monde arabe, monde oriental, monde occidental qui n’ont pas toujours le même parcours génétique dans leur production artistique). Sur chaque déclinaison, il est proposé différentes ressources comme du vocabulaire associé, des définitions contextuelles avec variantes diachroniques et synchronique, des citations, des illustrations de référence, des traductions en d’autres langues, des relations avec des concepts synonymes et antonymes, une mise en situation dans le processus génétique de création d’une œuvre d’art, etc. Enfin la consultation de ces données se fait par liste de concepts mais aussi par un moteur de recherche qui a été mis au point cette année pour proposer des requêtes avancées multicritères.

Les actions menées au cours de l’année 2016 se sont donné pour but deux axes principaux : mettre au point (en français) l’inventaire, les définitions et les sources des notions majeures de la génétique artistique ; modéliser la base de données avec une nouvelle vague de contenus (entrées, définitions des concepts, ressources encyclopédiques, citations, images, etc.) et préparer le passage à l’échelle multilingue par une première vague de traductions basiques. Associée à un carnet de recherche en ligne, une maquette est opérationnelle depuis 2016 et permet la saisie des données textes et images en s’appuyant sur une diffusion permanente des résultats au sein de l’équipe.

 

Finalisation générale des contenus

La mise en ligne de la base pour l’automne 2018 présuppose une vaste campagne de validation des contenus déjà créés et des ressources recueillies avec, en particulier, l’enrichissement des iconographies (images explicites des processus créatifs) associées à chaque entrée. Ce travail de collecte et d’analyse d’images, déjà en cours, occasionne l’émergence de nouvelles propositions définitionnelles complémentaires, et l’apparition de nouvelles entrées (corrélats) qui viennent s’ajouter aux concepts déjà traités. Il s’agit in fine d’établir une liste d’entrées aussi exhaustive que possible à valider pour une diffusion ouverte sur le site du projet. Outre les « définitions » proprement dites (déclinées selon les domaines artistiques, les époques et usages), les « étymologies » et les acceptions spécifiquement « génétiques », chaque fiche contient un important apparat textuel de « sources » et de « citations » (dictionnaires et encyclopédies, textes critiques, philosophiques, littéraires, témoignages d’artistes, etc.) mais aussi un porte-folio plus ou moins développé d’illustrations permettant de visualiser les « études de cas » ou de fournir des « exemples significatifs » aux définitions et aux sources textuelles proposées.

 

Passage à l’échelle multilingue

Mais l’essentiel du travail sera consacré à une priorité linguistique : une campagne de traduction permettant de finaliser la dimension multilingue de la base qui a pour objectif de devenir opérationnelle dans plusieurs langues européennes. La faisabilité du projet et les délais impliquent que ce passage à la dimension multilingue se limite à six importantes langues européennes (français, italien, anglais, allemand, espagnol, portugais) même si la base DIGA est conçue pour s’étendre ultérieurement à l’ensemble des langues utilisées en histoire de l’art et dans le commerce international des œuvres (et notamment au chinois, japonais, russe, arabe). Le principe de cette ouverture multilingue ne se bornera pas à proposer une traduction valide de chacun des concepts analysés, mais cherchera à construire une véritable approche critique de la question à l’âge moderne et contemporain : une histoire comparée du concept, capable d’élucider la logique de son émergence linguistique, la chronologie de ses transformations sémantiques, l’évolution de ses relations aux notions voisines et les modalités plus ou moins performantes des transferts qui ont pu se produire de langue à langue, du XVe siècle à nos jours.

 

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