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Dernière modification : 21 mars 2017

Auctorem fidei
Origines, interprétations, postérités

Jean-Baptiste AMADIEU – République des Savoirs
2016

  Sommaire  

 Résumé

Le 28 août 1794, le pape Pie VI fait paraître la Bulle Auctorem fidei, qui condamne 85 propositions tirées des actes du synode diocésain tenu en 1786, à Pistoia, sous l’autorité de l’évêque Scipione de’ Ricci. Auctorem fidei n’est ni la plus connue ni la plus étudiée des décisions du magistère romain à l’époque moderne. Sa place chronologique dans l’histoire politique et religieuse y est pour beaucoup. Dernier acte solennel contre le jansénisme, cette Bulle passe souvent pour une simple reprise de condamnations antérieures, voire pour un appendice quelque peu surnuméraire. Considérée comme le point final d’une controverse au long cours, elle n’incite guère à explorer sa postérité. Parue en 1794, elle a la réputation d’être restée inaudible dans le fracas révolutionnaire – il faudra notamment attendre 1850 pour que soit publiée sa traduction en français. Bref, parmi les fulminations pontificales, Auctorem fidei brille par sa discrétion. Elle occupe pourtant une place importante dans l’histoire du jansénisme tardif et s’avère le chaînon manquant entre l’anti-jansénisme du XVIIIe siècle et la condamnation des « erreurs modernes » au XIXe siècle (condamnation de Lamennais, Syllabus, modernisme).

 

Le colloque intenational « Du jansénisme au modernisme : la bulle Auctorem fidei (1794), pivot du magistère romain » s’est tenu à l’École normale supérieure (Paris), les 24 et 25 novembre 2016. Il se donnait pour objectif d’étudier les origines, la portée et la réception de ce document juridique capital mais souvent oublié face aux événements de la fracture révolutionnaire.

 

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