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Dernière modification : 23 mars 2015

Pierre Legrand et l’Europe des sciences et des arts

Irina GOUZEVITCH – CMH
2012-2013

  Sommaire  

 Bilan

 

Manifestation internationale à deux volets comprenant deux colloques jumelés tenus successivement :

  • 28-29/03/2013 (Fondation Singer-Polignac) : Pierre le Grand et l’Europe intellectuelle : contexte, réseaux, circulations, réalisations
  • 30/3/2013 (Université Paris VII) : Pierre I et la culture européenne : circulations, transferts, métissages

 

Organisateurs : Irina Gouzévitch (Centre Maurice Halbwachs, EHESS), Dmitri Gouzévitch (Centre d’Etudes du Monde russe, caucasien et centre-européen, EHESS), Francine-Dominique Liechtenhan (Centre Roland Mousnier, Université Paris-Sorbonne, CNRS)

Avec la subvention des Institutions suivantes  : Agence nationale de la Recherche ; Centre Roland Mousnier (Université Paris-Sorbonne, CNRS) ; Institut Pierre le Grand (Saint-Pétersbourg) ; Musée d’Etat de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg) ; labex TransfertS ; Université Paris-Diderot ; Centre Maurice Halbwachs (Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales) ; Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme

 

Visées et contenu

Organisés à l’occasion du 400e anniversaire de la Maison Romanov, deux colloques internationaux regroupés sous le titre commun Pierre Le Grand et l’Europe des sciences et des arts : circulations, réseaux, transferts, métissages : 1689-1727 ont eu pour visée partagée d’étudier le phénomène du transfert « dans tous ses états » en tentant une approche synthétique et pluridisciplinaire qui prendrait en compte l’effet « miroir » de transfert et son impact sur les deux parties concernées, en interaction constante. Dans ce cadre général, chacune des deux manifestations a eu sa spécificité propre, ses thématiques privilégiées et une organisation autonome. Ainsi, le premier colloque tenu les 28-29 mars 2013 à la Fondation Singer-Polignac s’est attaché à étudier le transfert des savoirs en rapport avec la construction du nouvel ordre impérial avec tout ce que cela implique comme considérations d’utilité, de prestige et de symbolique : science académique et arts militaires, modèles de gouvernance et attributs d’apparat, contrôle du territoire et rapport avec autrui aussi bien à l’intérieur du pays qu’en dehors de ses frontières (7 sessions). Quant au second colloque, accueilli par l’université Paris VII le 30 mars 2013, il a abordé un autre bloc de questions d’importance cruciale qui relève des domaines de l’artistique, du philologique et de leurs imbrications avec l’étatique, le social et le quotidien (4 sessions).

 

Bilan et résultats

Les deux colloques ont regroupé 64 participants (dont 56 communicants et 8 présidents de séance invités) venus de 7 pays (France, Russie, Grande Bretagne, Ukraine, Autriche, Italie, Belgique). Les allocations d’ouverture ont été prononcées par H. Carrère d’Encausse (Présidente de l’Institut de France) et A. Manilova (vice-ministre de la culture de Russie ; lu par A. Kobak). Les contributions (pour la plupart issues des travaux inédits) et les débats (extrêmement intenses et intéressés) ont été caractérisés par un très haut niveau académique. Les deux colloques ont suscité un grand intérêt du public. La Fondation Singer-Polignac a enregistré un nombre record d’inscrits - plus de 200 personnes, l’université Paris VII – plus de 80 personnes. La manifestation a reçu un écho favorable dans la presse (journaux en ligne, sites des institutions dans 5 pays, reportage télévisé, etc.).

 

Conclusions 

La somme de contributions a mis en évidence le fait important : le phénomène étudié est trop complexe pour être décrit uniquement en termes de transfert et d’influences, d’autant moins d’influence d’une seule culture dominante sur la Russie. Certes, le transfert des savoirs européens vers Russie à l’époque pétrovienne est incomparable, par son volume, avec le mouvement dans le sens inverse (même si ce dernier a eu lieu) et le processus de circulation des savoirs est encore à ses débuts. Ce transfert direct possède d’entrée, deux traits caractéristiques :

  • La position active du pays récepteur qui organise de manière consciente la recherche et la sélection des savoirs qui l’intéressent
  • Le caractère plurinational de cette recherche et des points de référence du transfert : les Pays Bas et le Saint Empire romain (Autriche), l’Angleterre et la France, le Danemark et la Suède Suède, états italiens et allemands, l’Espagne et le Portugal. Bref, le champ de la civilisation européenne dans sa quasi-totalité.
  • En 30 ans de l’époque pétrovienne la Russie a non seulement investi l’espace de la civilisation européenne mais s’y a fait une place ayant intégré la circulation des savoirs européens en matière des sciences et des arts dans la plupart de domaines explorés au cours des deux colloques.

 

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