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Dernière modification : 21 juillet 2017

Transferts culturels 2016-2017

Pays germaniques

 

23 septembre 2016

Pratiques de l’histoire transnationale

 

Edoardo Tortarolo, Turin : History done by refugee historians : what’s the difference ?

One of the consequences of the increasingly global interest in historical research is the attention recently paid to refugee historians, especially in the 20th century. In particular, in the interwar period emigration of historians has been a remarkable feature of the modern period in intellectual history. Leaving their home countries for racial and political reasons, historians moved (mainly but not exclusively) to America, where quite a few of them made a new and successful career both as researchers and as organizers of historical studies. This paper will focus on the methodological implications of “writing history as a refugee” with special reference to the contribution by refugee historians to the innovation in the post-war historical research.

 

Romain Bertrand, Paris : Jalons pour une histoire symétrique des situations de contact (Europe-Insulinde, XVIe-XIXe siècle)

J’ai poursuivi, à travers plusieurs ouvrages (« Etat colonial, noblesse et nationalisme à Java », 2005, « L’Histoire à parts égales », 2011, et « Le Long remords de la Conquête », 2016), un programme d’ethnographie historique des situations de contact entre l’Europe et l’Insulinde du XVIe au XIXe siècle. Ce programme repose sur trois propositions théoriques. Premièrement, il est toujours dommageable de réunir en une téléologie de l’occidentalisation du monde des situations (de « premier contact », de « conquête » et de « coexistence coloniale ») dont la description compréhensive ne peut s’opérer qu’à « focale réduite », en termes spatiaux comme chronologiques. Deuxièmement, il faut appliquer à l’ensemble des documentations disponibles, extra-européennes aussi bien qu’européennes, un même principe de « symétrie » capable, en rendant justice à leurs régimes propres d’historicité (et donc à leurs discordances), de distribuer également entre elles les « effets d’étrangeté » chers aux microhistoriens. Troisièmement, il faut s’abstenir de déduire de la densité documentaire de la « zone de contact » entre Européens et Asiatiques que le fait de l’interaction s’est imposé comme un évènement, digne de narration et de remémoration, pour toutes les parties en présence. Je voudrais ici revenir sur chacune de ces propositions théoriques en illustrant les possibilités de leur mise en oeuvre au moyen d’exemples tirés de mes recherches (l’arrivée de Cornelis de Houtman à Banten en juin 1596, la « conquête » espagnole des Philippines entre 1565 et 1580, la genèse du nationalisme javanais dans les années 1890-1920). 

 

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