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Dernière modification : 3 avril 2017

Les intraduisibles de la langue italienne
Le cas du binôme philosophie-philologie

Rossella SAETTA COTTONE – Centre Léon Robin
Depuis 2015

  Sommaire  

En collaboration avec Sara Fortuna (Université G. Marconi, Rome / Humboldt Universität, Berlin)

 

 Présentation

Notre projet se situe au croisement des problèmes liés à la traduction et aux intraduisibles et de la définition des champs disciplinaires. Nous voulons interroger certains phénomènes de résistance qu’un projet comme le Vocabulaire européen des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles a rencontré au cours de ses traductions dans les principales langues européennes. Cette réflexion nous oblige à mettre en question la vocation universaliste du premier intraduisible qui soit, c’est-à-dire le terme même de « philosophie » (qui ne figure pas dans la liste des entrées du Vocabulaire européen des philosophies). Si la pensée s’est développée en Europe grâce à ses déplacements successifs d’une langue à l’autre, d’une culture à l’autre – de sorte qu’elle ne peut être enfermée dans les limites que lui imposent les cadres culturels et disciplinaires nationaux – il n’en reste pas moins que la définition de ce qu’est l’activité même de philosopher demeure foncièrement différente dans les pays qui ont le plus contribué à l’élaboration de ce domaine de la pensée humaine.

C’est le cas notamment de l’Italie, où le terme de « philosophie » ne peut pas être séparé de celui de « philologie », pour des raisons historiques, politiques et linguistiques spécifiques, dont les effets demeurent puissants dans la culture italienne contemporaine. Cette différence première a des conséquences importantes sur la manière dont un Vocabulaire européen des philosophies pourrait être conçu et voir le jour en Italie. Partis d’un projet de traduction italienne du Vocabulaire européen des philosophies, nous nous sommes plutôt dirigés vers une contribution à la réflexion sur l’intraduisible en philosophie. Nous nous proposons de produire un ouvrage qui se compose d’une première partie critique, où nous analysons le projet Vocabulaire européen des philosophies existant. Nous souhaitons expliquer pour quelles raisons il ne peut pas être traduit en italien tel quel. Dans la deuxième partie, nous présentons les traductions italiennes des entrées « transversales » du Vocabulaire européen des philosophies, lesquelles s’interrogent sur les effets pour la traduction des caractères spécifiques de chaque langue. Dans la troisième partie nous présentons un choix d’entrées originales, qui mettent en évidence le lien pensée-langue, philosophie-philologie dans la tradition philosophique italienne.

 

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