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Dernière modification : 20 juillet 2018

Images du pouvoir
Le portrait grec et son utilisation dans le monde antique

François QUEYREL – AOrOc
2014

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 Bilan

Ce colloque international coorganisé par le labex TransferS (Paris) et le collège international Morphomata (Cologne) à Paris, les 2 et 3 octobre 2014, a eu pour objectif de cerner comment les formes et potentialités du portrait ont été adoptées hors de l’aire culturelle grecque et ont été mises au service des buts et des besoins des élites locales.

Une première session a permis de voir comment les statues-portraits se sont développées en Grèce pour répondre à des fins religieuses et politiques précises, comme l’ont montré les interventions de Christiane Vorster, Cologne (Das Porträt im vorhellenistischen Griechenland - eine Standortbestimmung) et de John Ma, Oxford (Lire le portrait hellénistique).

À partir de la fin du Ve siècle av. J.-C. des sociétés qui étaient en relations étroites avec le monde grec, mais extérieures à lui, ont récupéré les potentialités du portrait à leurs propres fins ; c’est le cas dans les adaptations méditerranéennes du portrait grec, titre d’une deuxième session, aussi bien pour l’Italie centrale, avec la communication de Massimiliano Papini, Rome (Non solo « obesi » : il ritratto in Italia centrale e in Etruria tra IV e I sec. a.C.) que pour Chypre, avec celle de Gabriele Erath-Koiner, Graz (Das vorhellenistische Porträt in Zypern : am Schnittpunkt zwischen Griechenland und Orient), et pour la péninsule ibérique, avec Carmen Marcks, Berlin (Zum Vortrag von Individualität im iberischen Heiligtum Cerro de los Santos). Il en va de même pour les territoires voisins à l’ouest de l’empire perse, sur lesquels ont porté les interventions d’Olivier Henry, Paris (Quel portrait pour les Hekatomnides de Carie ?) et de Vincenzo Saladino, Florence (Il ritratto di Seuthes III e le monete coniate in Asia Minore in epoca achemenide).

Une troisième session a regroupé les communications sur l’expansion de l’aire culturelle grecque depuis Alexandre qui a aussi fait connaître les possibilités du portrait aux régions d’Asie centrale et du sud-est en donnant une large expansion à ce phénomène, alors que la Chine est restée hors d’atteinte, comme l’a démontré Lothar von Falkenhausen, Los Angeles (The problématique of human representation in pre-Imperial China). Cette session a regroupé les communications de Kazim Abdullaev, Istanbul (Les portraits royaux dans l’art de la Bactriane hellénistique, Takhti Sangin), d’Osmund Bopearachchi, Paris (Alexandre le Grand et les portraits monétaires des souverains indo-grecs) et de Frantz Grenet, Paris (Peut-on parler de réalisme dans les portraits royaux en Asie centrale post-hellénistique ?).

Dans une quatrième session a été explorée la situation chez les successeurs de l’empire d’Alexandre par Stephan Schmid, Berlin (Le portrait [royal] chez les Nabatéens), par Rubina Raja ; Copenhague (Funerary portraiture in Palmyra : portrait habit in a Roman provincial city), par Antonio Invernizzi, Turin (Le portrait chez les Parthes) et par Iris Gerlach, Berlin (Vom Kollektiv zum Individuum : Der Weg zur porträthaften Darstellung in Südarabien).

Plus tard ce fut avant tout Rome qui, à une échelle inédite, instrumentalisa l’art du portrait et lui donna sa très large extension, comme l’ont illustré les communications regroupées dans la cinquième et dernière session du colloque, de François Queyrel, Paris (Magistrats et négociants italiens dans le monde grec), de Marianne Bergmann, Berlin (Portrait de tradition hellénistique en Egypte ; Mallokourètes. Les enfants de l’élite gréco-égyptienne) et de Dietrich Boschung, Cologne (Porträt der späten römischen Republik als Mittel innerpolitischer Konkurrenz).

La publication de colloque, intervenue en 2017, est centrée sur les adaptations et modifications du portrait grec dans les cultures périphériques. Les seize articles font le point sur une vaste aire géographique où les phénomènes de transferts culturels sont mis en valeur, de la péninsule ibérique à la Chine. Cet ouvrage constitue en particulier une référence pour la présentation des portraits de l’Asie centrale, de la conquête d’Alexandre le Grand aux époques post-hellénistiques.
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