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Dernière modification : 23 mars 2015

Pensée postcoloniale, théorie littéraire, philosophie

Dominique COMBE – République des Savoirs
Depuis 2013

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 Bilan 2013

Les études postcoloniales, désormais supplantées par les « globalized studies » en Amérique du Nord, suscitent encore en France une hostilité non dissimulée, surtout de la part des littéraires et des philosophes. Au-delà des pamphlets de l’anthropologue africaniste Jean-Loup Amselle (L’Occident décroché, 2009) et du politologue Jean-François Bayart (Les Etudes postcoloniales, un carnaval académique, 2010), il convient de s’interroger sur les enjeux philosophiques et littéraires des études postcoloniales, à la faveur de la publication récente de la traduction des essais classiques dans le monde anglophone de H. Bhabha, G. Spivak, D. Chakrabarty, V. Mudimbe, K. Appiah, P. Gilroy... qui, jusque-là, faisaient défaut. A travers ces penseurs de langue anglaise, qui relisent les textes français fondateurs des luttes anti-coloniales à la lumière de Foucault, Derrida, Lacan, Lyotard et, plus généralement, de la « French theory », il s’agit de poser, avec E. Said, la question de la possibilité d’un « humanisme » postcolonial, dans ses rapports avec l’héritage de la philologie de Vico et d’Auerbach, et de la littérature comparée. Replacer les controverses sur l’humanisme à l’épreuve du colonialisme dans le « moment » philosophique français des années 50, permettra ainsi de faire dialoguer Fanon, Césaire, Memmi, non seulement avec Camus, Sartre, Merleau-Ponty, Mounier, Lévi-Strauss, mais surtout avec leurs lecteurs anglophones des années 80, autour des thèmes éthiques et politiques de la négritude, de la nation, des langues et des identités.

 

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