Accueil > Recherche > Projets > Axe A - Cultures et périphéries > Le tombeau des Trois Frères à Palmyre Transferts culturels et antiquité entre (...)

Dernière modification : 25 avril 2016

Le tombeau des Trois Frères à Palmyre
Transferts culturels et antiquité entre Orient et Occident

Claude VIBERT-GUIGUE – AOrOc
Depuis 2015

  Sommaire  

 Résumé

« Placée par son destin particulier entre les deux grands empires, celui des Romains et celui des Parthes, Palmyre est en cas de conflit le premier sujet de préoccupation pour l’un et pour l’autre ». Quelle que soit son exactitude historique, ce passage de Pline se prête à introduire une réflexion sur la dualité de l’art de Palmyre au travers du décor funéraire du Tombeau des Trois Frères et des transferts qui s’opèrent dans un même lieu, l’hypogée. D’autre part ce monument découvert en 1895 est au coeur de la discipline archéologique à ses débuts, et mobilise les savants européens (danois, russes et de culture germanique, français). Aussi, considéré dans sa dimension épistémologique comme dans son contexte historique et archéologique, il concentre et illustre la notion de transferts culturels.

Comportant à la fois une riche documentation épigraphique (série de concessions inscrites comme avis administratifs à la porte d’entrée et à l’intérieur), et une iconographie complexe, le tombeau résume la manière dont la culture palmyrénienne a intégré des modes de représentation et d’auto-représentation gréco-romains et parthes dans la plastique, le décor pictural et les témoignages écrits. Les types d’approche et les méthodes mis en oeuvre par les savants entre 1895 et 1922 (architecture, épigraphie, histoire de l’art) témoignent d’un souci de précision et d’exhaustivité (même s’ils sont à compléter) appliqué à un monument d’exception.

Dans le cadre d’une coopération scientifique avec la Direction générale des Antiquités à Damas, l’équipe franco-syrienne de l’AOrOc s’est attachée entre 2004 et 2009 à dresser en guise de mesure conservatoire un constat d’état pluridisciplinaire touchant une des plus célèbres compositions funéraires du Proche-Orient antique. D’emblée une série d’inscriptions araméennes inédites ont été découvertes et alimentent la réflexion sur les interrelations et les transferts entre les différentes cultures qui se sont partagé la Syrie antique. Le dépôt d’un manuscrit illustré en conséquence est prévu en 2016 dans une perspective de publication dans une collection de l’Ifpo.

 

mars 2017 :

février 2017 | avril 2017

haut de page