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Dernière modification : 16 janvier 2017

Propriétaires et citoyens dans l’Orient romain

Colloque international

De Sylla à la fin du IVe siècle

15 mars 2013 - Maison de la Recherche
16 mars 2013 - Amphithéâtre Michelet

Paris

 

Organisation : François LEROUXEL ( Paris-Sorbonne - AOrOc) et Anne-Valérie PONT (Paris-Sorbonne - IUF, UMR 8167)

 

La question de la propriété foncière et de l’inégalité des fortunes est fondamentale dans l’analyse des systèmes politiques. Grecs et Romains sinterrogérent ainsi sur l’identité entre citoyen et propriétaire et sur le classement censitaire des citoyens. L’Orient romain se trouva ainsi à la confluence de deux conceptions qui envisageaient sous un jour différent les conséquences de l’inégalité des fortunes foncières pour la participation à la vie politique. Ces préoccupations trouvent des traductions concrètes dans ce que l’on pourrait appeler « deux Orients romains » : le premier où le modèle civique est ancien (la Grèce, l’Asie mineure occidentale, la Syrie côtière et septentrionale à un moindre degré) et un second qui le découvre progressivement à l’époque romaine (Anatolie centrale, régions de Syrie, égypte). De l’époque de Sylla, qui voit des recompositions importantes dans les sociétés civiques en fonction des prises de position au sujet des Romains, au IVe s., où des documents aussi remarquables que les cens d’Asie mineure occidentale peuvent étre relevés, les problèmes posés par la propriété foncière dans le fonctionnement civique apparaissent nombreux et divers.

Nous souhaitons ainsi étudier un facteur important de l’évolution du modèle civique dans l’Orient romain, autour de la figure fondamentale, mais peut-­être plus difficile à saisir qu’il n’y paraît, du citoyen propriétaire : des recompositions économiques sont peut-­être au coeur de l’évolution institutionnelle de la polis dans le monde romain. Les thèmes suivants nous paraissent plus particulièrement susceptibles d’encadrer la réflexion, sans prétendre à l’exhaustivité :

  • inégalité des fortunes foncières et participation à la vie politique : évolution des régimes politiques à l’époque romaine dans les régions d’Orient romain où la cité est ancienne, pensée politique grecque, attitude du pouvoir impérial ;

  • inégalité des fortunes foncières et fonctionnement des institutions civiques : existence de qualifications censitaires pour l’exercice des magistratures et des liturgies, archives civiques des propriétés foncières, relations entre les autorités civiques et les grands propriétaires ;

  • évolution de la répartition de la propriété foncière au sein des cités : archéologie du territoire et histoire de l’espace agraire, augmentation des surfaces cultivées, régime juridique de la terre, émergence de grands domaines répartis sur plusieurs cités.

Ce colloque est organisé avec le soutien de l’Université Paris-­Sorbonne, de l’Institut Universitaire de France, de l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée », de l’équipe Antiquité classique et tardive, de l’UMR 8546 « AOrOc » et du labex TransferS.

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