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Dernière modification : 27 septembre 2017

GAO Yuanbao

Université Fudan, Shanghai (Chine)
Invité de TransferS – octobre et novembre 2017

GAO Yuanbao - invité octobre 2017

Durant les mois d’octobre et novembre 2017, le labex TransferS accueille GAO Yuanbao, du Département de langue et littérature chinoises de l’Université Fudan, Shanghai (Chine).

 

 

 

Affiche des conférences de GAO Yuanbao
Crédits : ENS / ANR-10-LABX-0099

Littérature chinoise moderne et contemporaine

 

  • Mardi 17 octobre 2017, 17h-19h, ENS salle 236 (29 rue d’Ulm, 75005)
  • Le changement identitaire des écrivains Chinois depuis les années 1990
  • Il est de coutume de qualifier la littérature chinoise de 1949 à aujourd’hui comme « a littérature contemporaine chinoise ». Il en va de même pour la littérature de la dernière décennie. Pour la grande majorité des personnes qui s’intéressent à la littérature chinoise (y compris les acteurs du monde littéraire chinois eux-mêmes), l’usage de ce terme n’a jamais soulevé d’interrogations. Cependant, depuis les années 90, au moins huit nouvelles formes de littérature chinoise ont vu le jour en Chine et parallèlement les écrivains Chinois se sont mis à écrire à la fois dans leur langue maternelle et dans d’autres langues, ce qui leur a permis d’être lus en Chine et à l’étranger. Ces nouvelles formes littéraires ont entraîné un bouleversement identitaire de ces derniers. Il a donc fallu remettre en question la notion de « littérature contemporaine chinoise » traditionnelle.

 

  • Mardi 24 octobre 2017, 17h-19h, ENS salle 236 (29 rue d’Ulm, 75005)
  • Influence frénétique de Shanghai sur Gaoyou - Lecture commentée de « Roman du pays natal » de Wang Zengqi
  • Hormis le roman « Dimanche » publié après son come-back vers la fin des années 70, Wang Zengqi n’a jamais livré de description ouverte de Shanghai dans ses écrits. Il faut attendre les années 1980-1990 pour que « Roman du pays natal » prenne en compte une multitude d’éléments propres à la ville de Shanghai. L’auteur narre l’histoire de l’ancienne ville de Gaoyou, qui, dans les années 30-40 n’était pas un éden, mais plutôt un lieu de communication intensive avec l’extérieur. Dans le « Roman du pays natal », Wang Zengqi insiste sur l’intérêt porté par Gaoyou à Shanghai. Cette dernière a déjà influencé Kunming, Beijing, Zhangjiakou, Wuhan, Jinxian et d’autres villes. Et la ville de Gaoyou des années 30-40 n’a pas développé de lien aussi profond avec elle. Wang Zengqi donne avec soin tous les détails de la vie quotidienne à Gaoyou et de manière indirecte s’intéresse à Shanghai, si distante. Ou plutôt il dépeint, à l’ombre de Shanghai, l’activité subtile et effrénée de Gaoyou qui lutte, sur son déclin. L’influence de la lointaine Shanghai sur la vieille ville de Gaoyou, c’est cette ombre pesante dans le « Roman du pays natal » de Wang Zengqi, qui ne fait que croître. C’est là tout l’attrait et l’originalité du roman de Wang Zengqi, que l’on retrouve également chez Lu Xun, Mao Dun, Shen Congwen, Zhao Shuli et Gao Xiaosheng.

 

  • Vendredi 27 octobre 2017, 15h30-17h30, salle Celan (45 rue d’Ulm)
  • Le regard de Lu Xun porté sur la culture italienne
  • Par rapport aux autres écrivains et érudits chinois modernes, Lu Xun n’a jamais séjourné ni même voyagé en Italie. Il n’a jamais conduit non plus de recherche spécialisée sur la culture scientifique italienne. Malgré cela, la culture italienne lui est familière. Lorsqu’il faisait ses études au Japon entre 1903 et 1909, il a commencé à s’intéresser aux mouvements littéraires et à l’histoire de la société italienne. Jusqu’à sa mort, en 1936, il gardera une préférence pour un écrivain européen, Dante. Lu Xun s’intéresse principalement aux sciences, à la philosophie des Lumières en Italie, au rôle de la littérature italienne dans le processus de réunification de la patrie et son esprit religieux. Les nombreux écrivains, artistes, critiques occidentaux et russes que Lu Xun affectionnent particulièrement ont d’une certaine façon une relation avec l’Italie. Il aspire également à promouvoir la xylographie moderne et l’usage de la bande dessinée chinoises à l’aide des ressources artistiques de l’Italie. Il défend l’art italien (y compris celui de Rome dans la Grèce antique) en exposant les malentendus des Chinois profanes, mais aussi des Italiens. Et parallèlement à cela, qu’il s’agisse des essais ou des romans de Lu Xun, il y a toujours une leçon importante à retenir qui vient d’Italie.

 

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