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Dernière modification : 14 avril 2017

Droit et littérature

Journée d’étude

9 mai 2012
ENS

 

Organisation : Jean-Louis Halpérin et de Françoise Michaut (CTAD)

 

Le rapprochement entre droit et littérature prend naissance en Angleterre à la fin du dix-neuvième siècle. Au début du vingtième, il traverse l’Atlantique. John H. Wigmore prône, en complément à l’enseignement classique par la méthode des cas, la lecture par les juristes en général et par les étudiants en droit en particulier d’un certain nombre d’œuvres littéraires qui leur permettront de prendre conscience du monde dans lequel ils sont appelés à évoluer. A la même époque, Benjamin N. Cardozo met en évidence, dans un article intitulé « Law and Literature », l’importance pour le juge d’avoir une élégance d’écriture, un style propre à convaincre.

Il faut toutefois attendre les années soixante-dix du vingtième siècle pour voir s’épanouir un mouvement Droit et littérature. Celui-ci va se développer dans deux directions différentes. Sous l’impulsion de Richard Weisberg et de James Boyd White, les intuitions de Wigmore et de Cardozo vont être retravaillées et approfondies, donnant lieu à des entreprises de plus en plus sophistiquées, notamment en matière d’utilisation des romans dans l’enseignement du droit. Dans le même temps, des théoriciens du droit, constitutionnalistes et historiens tout spécialement, vont interroger les théories nouvelles offertes à ceux qui, comme eux, travaillent sur les textes, pour comprendre et décrire l’activité juridique et judiciaire principalement.

A partir de là, le mouvement a essaimé, avec des fortunes diverses, à travers le monde. Où en sommes nous aujourd’hui ? L’ambition de ce colloque qui réunit des juristes et des littéraires autour de « Droit et Littérature » est non pas tant de dresser un bilan, que de donner « une vue d’ensemble », un panorama, de ce qui se fait aujourd’hui sous cette étiquette. Peut-être aussi de rappeler que nous vivons « dans un univers normatif [où] le droit et la narration sont inséparablement liés » (Robert Cover).

 

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