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Dernière modification : 17 mars 2017

Changer d’échelle pour renouveler l’histoire de la Shoah

Colloque international

Changer d'échelle pour renouveler l'histoire de la Shoah
Crédits : Pôle communication de l’ENS

 

 

5-7 décembre 2012

École normale supérieure
Mémorial de la Shoah
Archives nationales de France

 

 

 

 

Depuis plusieurs années, de nombreuses enquêtes sont venues enrichir notre connaissance de la Shoah en adoptant une focale « micro » sur plusieurs types de terrains : étude d’une famille, suivis de convois, histoires d’un ghetto, d’un camp, d’une ville, d’une région... Si ces travaux entendent apporter une pierre locale à l’édifice national ou européen de l’histoire de la destruction des Juifs d’Europe, ce colloque international, réunissant plus d’une cinquantaine de chercheurs du monde entier, souhaite comprendre comment le changement d’échelle modifie le regard porté surl’histoire de la Shoah.

L’observation des persécutions à la loupe permet-elle de relire autrement les relations qui se jouent entre les individus, en particulier au sein de la trilogie victimes, exécuteurs, témoins ? Quels sont les présupposés et les limites d’une approche micro-historique ? Quelles sont les spécificités de cette échelle d’observation dans la compréhension de l’histoire des persécutions ? Quelles sont les différentes approches méthodologiques permettant de réaliser ce type d’études, au plus près du terrain ? Comment viennent s’insérer les apports de ces travaux dans l’histoire de la Shoah et dans quelle mesure une telle approche renouvelle-t-elle notre compréhension de la destruction des Juifs d’Europe ?

Mais ce colloque propose également de réfléchir aux manières pratiques de mettre en oeuvre ce changement d’échelle en comparant les points de vue engagés par les différents terrains, les sources et méthodes utilisées et les échelles adoptées. Quelles sont les sources qui s’y prêtent ? Comment des archives jusque-là négligées peuvent-elles être exploitées afin d’éclairer certains questionnements ?

 

How does the choice of a scale of observation affect our understanding of the holocaust ? Over the past decades, students of the destruction of the European Jewry have surveyed numerous terrains of investigation (ideological preconditions, organization, contextual factors, levels of responsibility, forms of resistance and collaboration). The perspectives deployed on these terrains have ranged from cross-national studies to monographs and biographies. More recently, researchers have adopted a more micro focus investigating groups of perpetrators, family trajectories, deportation convoys, the histories of a ghetto, a camp, a city or a region. The purpose of this conference is to reflect on the historiographical effects of this shift in scale. Focusing on sources, their methodological challenges as well as the significance of comparisons, three broad themes will be at the center of this conference.

1. Which new objects and questions does a micro approach elicit (e.g., identification mechanisms, acts of killing, the Aryanization of properties, the impact of neighborhood relationship and of proximity ...) ?

2. How does the adoption of a more fine-grained focus affect the writing and the methodology of holocaust studies ? Subsumed to this broad theme are questions pertaining to the heuristic role of style, the choice of a quantification method and its implications, the connections between archival sources and testimonies, the significance of the historian’s own family histories, and the problems elicited by the end of the witness."

3. What is the analytical status of monographs and case studies resulting from this shift in scale ?

 

Comité scientifique : Omer Bartov (Brown University), Jan Grabowski (University of Ottawa), Jan Gross (Princeton University), Maurice Olender (EHESS), Dieter Pohl (Universität Klagenfurt), Annette Wieviorka (CNRS-Paris1)

Comité d’organisation : Tal Bruttmann (Ville de Grenoble), Ivan Ermakoff (University of Madison), Nicolas Mariot (CURAPP-CNRS), Annabelle Milleville (Labex TransferS), Claire Zalc (IHMC)

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