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Dernière modification : 30 mars 2015

Le Doute, l’Ignorance, la Science

Colloque

Le Doute, l'Ignorance, la Science
Crédits : Pôle communication de l’ENS

Nouvelles perspectives sur la connaissance

 

Depuis le début des années 2000, de nombreux travaux, parfois regroupés sous la rubrique « agnotologique », ont donné une nouvelle vigueur à une approche déjà bien ancrée en épistémologie sociale. Ils ont ainsi exploré différents processus de production de l’ignorance à l’égard des sciences : qu’il s’agisse des manières de retirer des prémisses de la connaissance de l’espace public (thématique du secret), de mettre en cause la certitude scientifique (thématique des « marchands de doute »), ou de mettre en concurrence les normes de la production de la connaissance scientifique avec d’autres normes, épistémiques ou sociales. Le projet PEPS PSL « L’ignorance construite » a ainsi exploré ces divers terrains à l’occasion de plusieurs opérations en 2012 et 2013 : la boite à outils des « marchands de doute » (Séminaire Lumières sur le doute), la pression commerciale sur la recherche, la pression juridique sur l’expertise, la pression éthico-théologique sur l’enseignement de l’évolution aux Etats-unis.

Le présent atelier entend approfondir ce premier travail de trois façons, entrecroisant la réflexion fondamentale et l’échange entre chercheurs de sciences humaines et de sciences de la nature et de la vie :

  • 1°) En revenant sur la notion d’ignorance elle-même, et ses diverses formes
  • 2°) En revenant sur le doute et les notions connexes de scepticisme, de relativisme et de confiance
  • 3°) En revenant sur ce qui a « bougé » depuis la première vague de travaux agnotologiques

 

Quelle peut être aujourd’hui la portée d’une réflexion commune sur nos doutes et nos ignorances pour la place des sciences dans la Cité ? Les sciences humaines ne sont plus en position de spectatrices ou d’archivistes : elles sont saisies par ces débats, et doublement. Parce que leurs arguments ont une vie propre, dans des débats sur les sciences, et que cet usage les regarde ; parce que la connaissance qu’elles élaborent en commun appelle, pour échapper aux « fauteurs de doute », tout l’ensemble de leurs ressources, dans un échange nourri avec les sciences de la nature.

 

Programme

Lundi 2 décembre 2013, ENS, 45, rue d’Ulm, Salle des Actes

  • 10h00 : Accueil et introduction
  • 10h30 : Stuart Firestein (Columbia University), Elite Ignorance
  • 11h30 : Matthias Gross (UFZ Leipzig), Fostering the Utility of Ignorance : Nonknowledge and the Experimental Society
  • 12h30-14h00 : Pause
  • 14h00 : Nathalie Jas et Didier Torny (INRA), Studying ignorance before, after and beyond agnotology. A literature review
  • 15h00 : Albert Ogien (CNRS-EHESS), Trust in Science, Trust in Scientists
  • 16h00-17h00 : Table ronde Nucléaire et ignorance, avec Yannick Barthe (CNRS), Soraya Boudia (UPEM) et Sandra Laugier (Université Paris 1)
  • 17h00-17h30 : Pause
  • 17h30 : Naomi Oreskes (Harvard), Agnotology : Where do We Go From Here ?

 

Mardi 3 décembre 2013, Amphithéâtre, PSL*, 62 bis, rue Gay-Lussac

  • 10h30 : Michael Williams (Johns Hopkins), Skepticism, Relativism and the Limits of Argument
  • 11h30 : Mathias Girel (ENS), Facing Doubt Mongers
  • 12h30-14h00 : Pause
  • 14h00 : Koen Vermeir (Université Paris 7), Doubt and the Limits of Science
  • 15h00 : Linsey McGoey (University of Essex), Pyrrhic ontologies : on Social Theories that Eat Themselves
  • 16h00-16h30 : Pause
  • 16h30-17h30 : Table ronde Pesticides et incertitude, débat avec Laura Maxim (ISCC) et Jean-Noël Jouzel (IEP Paris)
  • 17h30-18h00 : Discussion générale et clôture
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